Aller au contenu principal
Modèle de courrier

Lettre de mise en demeure : nuisances sonores

Cette lettre permet à un voisin de demander à l'auteur de nuisances sonores répétées d'y mettre fin, avant de recourir au bailleur, au syndic, au conciliateur de justice, aux autorités ou au juge. Elle décrit les troubles de manière datée et factuelle, rappelle les règles applicables et propose une solution amiable.

Négociation en 1 à 3 semaines Sans commission 24h/24, 7j/7 Accord opposable

Modèle de lettre

[Prénom NOM] [adresse précise : bâtiment, étage, numéro de porte] [téléphone et adresse e-mail] [Prénom NOM du voisin] [adresse : bâtiment, étage, numéro de porte] [ville], le [date] Lettre recommandée avec accusé de réception n° [numéro de l'envoi] Objet : nuisances sonores répétées et demande d'y mettre fin Madame, Monsieur, Nous sommes voisins depuis le [date] et j'ai jusqu'ici apprécié un voisinage de bonne qualité. Je me permets néanmoins de vous écrire, car je subis de manière répétée des bruits provenant de votre logement, qui perturbent mon repos et mes conditions de vie. Voici les faits que j'ai pu relever : - le [date et heure] : [nature du bruit : musique à fort volume, cris, talons, perceuse, aboiements, déplacement de meubles, etc.], pendant [durée] ; - le [date et heure] : [nature], pendant [durée] ; - le [date et heure] : [nature], pendant [durée] ; - [ajouter les épisodes les plus significatifs, avec dates et heures]. Ces bruits se répètent depuis [durée] et surviennent notamment [la nuit / tôt le matin / le week-end]. Je vous ai déjà évoqué ce problème [oralement le [date] / par un mot déposé le [date]] sans amélioration. Je vous rappelle que, aux termes de l'article R. 1336-5 du Code de la santé publique, aucun bruit particulier ne doit, par sa durée, sa répétition ou son intensité, porter atteinte à la tranquillité du voisinage ou à la santé de l'homme, dans un lieu public ou privé. Les bruits ou tapages injurieux ou nocturnes troublant la tranquillité d'autrui sont en outre sanctionnés par l'article R. 623-2 du Code pénal. Sur le plan civil, l'article 1253 du Code civil rend responsable de plein droit celui qui est à l'origine d'un trouble excédant les inconvénients normaux de voisinage. [Si le voisin est locataire : L'article 7 de la loi du 6 juillet 1989 impose au locataire d'user paisiblement des locaux loués. / Si vous êtes en copropriété : Le règlement de copropriété de l'immeuble interdit [préciser l'article] les troubles de jouissance.] Je vous demande donc, à compter de la réception de la présente, de prendre les dispositions nécessaires pour que ces bruits cessent, en particulier [les mesures raisonnables attendues : limiter le volume après 22 heures, poser des feutres, changer les horaires de travaux, etc.]. Je souhaite vous rencontrer pour trouver ensemble une solution. À défaut d'amélioration dans un délai de [quinze jours], je saisirai [votre bailleur et/ou le syndic de l'immeuble], un conciliateur de justice et, si nécessaire, la mairie, les forces de l'ordre ou la juridiction compétente, afin de faire cesser le trouble et d'obtenir réparation. Je vous prie d'agréer, Madame, Monsieur, l'expression de mes salutations distinguées. [signature] [Prénom NOM] Pièces jointes : 1. [main courante ou journal daté des nuisances] 2. [attestations de voisins, constats d'un commissaire de justice, mesures sonores]

Les passages [entre crochets] sont à remplacer par vos informations, à choisir entre plusieurs options ou à supprimer s'ils ne vous concernent pas. Ce modèle est une base d'information, pas un conseil juridique personnalisé.

Textes cités dans la lettre

  • Code de la santé publique, art. R. 1336-5 : Aucun bruit particulier ne doit, par sa durée, sa répétition ou son intensité, porter atteinte à la tranquillité du voisinage ou à la santé de l'homme, dans un lieu public ou privé, y compris lorsqu'il provient d'une personne, d'une chose ou d'un animal dont elle a la garde.
  • Code de la santé publique, art. R. 1337-7 : Le fait d'être à l'origine d'un bruit particulier de nature à porter atteinte à la tranquillité du voisinage ou à la santé de l'homme, dans les conditions de l'article R. 1336-5, est puni de l'amende prévue pour les contraventions.
  • Code pénal, art. R. 623-2 : Les bruits ou tapages injurieux ou nocturnes troublant la tranquillité d'autrui sont punis de l'amende prévue pour les contraventions de la 3e classe.
  • Code civil, art. 1253 : Celui qui est à l'origine d'un trouble excédant les inconvénients normaux de voisinage répond de plein droit du dommage qui en résulte.

Points clés

  • Documentez les nuisances : date, heure, durée, nature du bruit, impact. Un journal régulier, des attestations de voisins, une main courante ou un constat d'un commissaire de justice pèsent bien plus qu'une plainte générale.
  • Le bruit de comportement (musique, cris, travaux bruyants) peut être sanctionné sans mesure acoustique : la répétition, la durée ou l'intensité suffisent (art. R. 1336-5 du Code de la santé publique). Le tapage nocturne est sanctionné par l'article R. 623-2 du Code pénal.
  • Privilégiez d'abord l'échange : un mot courtois, puis cette lettre. Les juges et les conciliateurs tiennent compte des tentatives de dialogue.
  • Si le voisin est locataire, son bailleur peut être alerté ; en copropriété, le syndic peut rappeler le règlement. En cas de blocage, un conciliateur de justice, gratuit, peut aider.
  • En cas de tapage nocturne, vous pouvez appeler les forces de l'ordre ; pour un bruit de jour répété, vous pouvez saisir la mairie (service hygiène ou santé).
  • Pour une demande de paiement inférieure ou égale à 5 000 euros, une tentative de règlement amiable préalable (conciliation, médiation ou procédure participative) est en principe exigée avant de saisir le tribunal (art. 750-1 du Code de procédure civile).

Checklist pratique

  1. 1 Tenir un journal daté des nuisances (date, heure, durée, nature, ressenti).
  2. 2 Recueillir des attestations de voisins, conserver les enregistrements éventuels (en veillant à leur licéité).
  3. 3 Parler d'abord au voisin, puis envoyer la lettre en recommandé avec accusé de réception.
  4. 4 Alerter le bailleur ou le syndic avec une copie de la lettre.
  5. 5 En cas d'échec, saisir un conciliateur de justice, puis la mairie ou la juridiction compétente.
  6. 6 Faire constater les nuisances par un commissaire de justice en cas de procédure.

Questions fréquentes

À partir de quelle heure le bruit est-il un tapage nocturne ?

Le tapage nocturne vise les bruits qui troublent la tranquillité d'autrui la nuit (art. R. 623-2 du Code pénal). Les heures exactes dépendent des arrêtés municipaux et préfectoraux, souvent de 22 heures à 7 heures. Le bruit de jour répété peut aussi être sanctionné.

Ai-je besoin d'une mesure acoustique pour agir ?

Non pour les bruits de comportement : leur durée, leur répétition ou leur intensité suffisent, à condition de pouvoir les prouver. Une mesure est utile pour les équipements (pompe à chaleur, ventilation, activité professionnelle).

Que risque l'auteur du bruit ?

Une amende contraventionnelle et, sur le plan civil, une condamnation à faire cesser le trouble et à réparer le dommage (art. 1253 du Code civil). Un locataire s'expose aussi à une procédure de son bailleur.

Puis-je filmer ou enregistrer mon voisin ?

Prudence : un enregistrement doit rester proportionné et licite. Un constat de commissaire de justice, un journal daté et des attestations sont des preuves plus sûres.

⏱ Négociation en 1 à 3 semaines💶 Sans commission🕐 24h/24, 7j/7✅ Accord opposable

Prêt à résoudre votre litige à l'amiable ?

Si l'autre partie ne répond pas, la résolution amiable permet de transmettre une proposition et, à défaut d'accord, d'obtenir une attestation de votre démarche.