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Achat d'un produit contrefait

Acheter, sans le savoir, un produit contrefaisant expose le consommateur à un bien de mauvaise qualité voire dangereux, et peut engager sa propre responsabilité s'il le revend en connaissance de cause.

Points clés à retenir

  • • Le vendeur d'un produit contrefaisant engage sa responsabilité civile envers l'acheteur trompé sur la nature du bien.
  • • Un produit contrefaisant peut être saisi par les autorités douanières ou judiciaires, y compris chez l'acheteur final.
  • • La vente d'un produit présenté comme authentique alors qu'il est contrefait constitue une tromperie sanctionnable.
  • • Le titulaire de la marque dispose de cinq ans pour agir à compter de la découverte des faits.

Cadre juridique

La commercialisation d'un produit contrefaisant engage la responsabilité civile de son auteur (Code de la propriété intellectuelle, art. L716-4). L'action en contrefaçon se prescrit par cinq ans à compter du jour où le titulaire du droit a connu ou aurait dû connaître les faits lui permettant d'agir.

  • Code de la propriété intellectuelle, art. L716-4 La contrefaçon d'une marque engage la responsabilité civile de son auteur ; action prescrite par cinq ans.

Vos options pour résoudre le litige

Face à un litige de consommation, plusieurs options existent, chacune avec ses avantages et ses limites :

  • Médiateur de la consommation Saisi sans frais pour le consommateur après une réclamation écrite préalable restée sans réponse satisfaisante. Instruction jusqu'à quatre-vingt-dix jours, avis qui ne s'impose pas aux parties (art. L611-1 et s. et R612-1 et s. du Code de la consommation). Il ne traite que les litiges relevant du professionnel adhérent.
  • Conciliation de justice Gratuite, menée par un conciliateur de justice (art. 1536 et s. du CPC). Sa disponibilité et ses délais varient selon les territoires ; elle suppose la participation des deux parties et n'a pas de pouvoir juridictionnel.
  • Médiation conventionnelle ou procédure participative Processus amiable structuré, d'une durée courante de un à trois mois (art. 1530 et s. du CPC ; art. 2064 et s. du Code civil). Le médiateur se rémunère et la procédure participative impose un avocat à chaque partie ; le calendrier des séances est fixé à l'avance.
  • Résolution amiable des litiges en ligne Les parties négocient en ligne, à distance, en s'échangeant des propositions encadrées ; l'aboutissement prend en général de quelques jours à quelques semaines, pour un tarif forfaitaire connu dès le départ. Si elles s'entendent, l'accord est signé électroniquement par les deux parties et les engage comme un contrat. Elle suppose que l'autre partie accepte de discuter et ne remplace pas une décision de justice.
  • Tribunal judiciaire Tranche le litige par une décision exécutoire, au terme d'une procédure formaliste souvent longue (un à trois ans en cas d'appel ou d'expertise), avec honoraires d'avocat et frais de procédure. Pour une demande n'excédant pas cinq mille euros, une tentative amiable préalable est requise avant la saisine (art. 750-1 du CPC), sauf dispense appréciée par le juge.

Tout accord trouvé à l'amiable engage les parties comme un contrat (art. 1103 du Code civil). Pour obtenir force exécutoire par homologation du juge, il doit constituer une transaction, c'est-à-dire des concessions réciproques (art. 2044 du Code civil ; art. 1541-1 et 1543 du CPC), sauf accord issu d'une conciliation, d'une médiation ou d'une procédure participative.

Checklist de préparation

Rassembler les preuves d'achat et les éléments faisant suspecter la contrefaçon (comparaison, packaging, prix).
Faire authentifier le produit si possible auprès de la marque concernée ou d'un expert.
Réclamer au vendeur le remboursement pour tromperie sur la nature du produit vendu.
Si le désaccord persiste, comparer les voies possibles, amiables comme judiciaire, selon la nature et le montant du litige.

Questions courantes

Que dit la loi en cas d'achat d'un produit contrefait ?

La commercialisation d'un produit contrefaisant engage la responsabilité civile de son auteur (Code de la propriété intellectuelle, art. L716-4). L'action en contrefaçon se prescrit par cinq ans à compter du jour où le titulaire du droit a connu ou aurait dû connaître les faits lui permettant d'agir.

Le vendeur d'une contrefaçon engage-t-il sa responsabilité envers l'acheteur ?

Oui. Vendre comme authentique un produit contrefaisant est une tromperie sur la nature du bien (art. L441-1 du Code de la consommation) : l'acheteur trompé peut demander le remboursement.

Quel risque pour l'acheteur ?

La détention sans motif légitime de marchandises présentées sous une marque contrefaisante est un délit (art. L716-10 du Code de la propriété intellectuelle) ; les marchandises peuvent être saisies et détruites, sans remboursement par la douane.

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