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Litige de reconnaissance de paternité

Une reconnaissance de paternité, une fois établie, n'est pas définitivement figée : elle peut être contestée dans certaines conditions, notamment en prouvant l'absence de lien biologique réel.

Points clés à retenir

  • • La reconnaissance de paternité ou de maternité peut intervenir avant ou après la naissance de l'enfant.
  • • Elle n'établit la filiation qu'à l'égard de son auteur, pas automatiquement vis-à-vis du conjoint de celui-ci.
  • • Une contestation nécessite de prouver que l'auteur de la reconnaissance n'est effectivement pas le parent de l'enfant.
  • • L'action en contestation se prescrit par cinq ans, à compter de la cessation de la possession d'état ou du décès du parent.

Cadre juridique

Lorsque la filiation n'est pas établie par présomption, elle peut résulter d'une reconnaissance de paternité ou de maternité, faite avant ou après la naissance (Code civil, art. 316). Cette filiation peut être contestée en prouvant que l'auteur de la reconnaissance n'est pas le parent de l'enfant, l'action se prescrivant par cinq ans à compter de la cessation de la possession d'état ou du décès du parent concerné (art. 332). Dans ce contentieux, l'expertise génétique est de droit et un refus de s'y soumettre peut être retenu comme un indice de paternité.

  • Code civil, art. 316 Établissement de la filiation par reconnaissance de paternité ou de maternité, avant ou après la naissance, par acte authentique.
  • Code civil, art. 332 Possibilité de contester une paternité ou maternité établie, en prouvant l'absence de lien biologique ; prescription de 5 ans.
  • Cour de cassation, Assemblée plénière, 23 novembre 2007, n° 05-17.975, publié au bulletin
    L'expertise biologique est de droit en matière de filiation, sauf motif légitime de ne pas y procéder ; un refus non légitime peut être retenu par les juges comme un élément de preuve de la paternité.

Vos options pour résoudre le litige

Face à un litige familial, plusieurs options existent, chacune avec ses avantages et ses limites :

  • Médiation familiale Conduite par un médiateur diplômé d'État, elle aide les parents ou les proches à trouver un accord (autorité parentale, résidence de l'enfant, pension, succession). Son coût suit un barème tenant compte des revenus, avec prise en charge possible. Pour modifier une décision relative à l'enfant, une tentative de médiation familiale est un préalable à la saisine du juge, sauf motif légitime ou violences (art. 373-2-13 du Code civil).
  • Avocats et notaire (procédure participative, divorce par consentement mutuel) Le divorce par consentement mutuel se règle par acte d'avocats déposé au rang des minutes d'un notaire (art. 229-1 et s. du Code civil) ; une procédure participative encadre les autres différends. Chaque partie doit être assistée d'un avocat, ce qui en fixe le coût.
  • Résolution amiable des litiges en ligne Négociation directe entre les parties, menée en ligne : elles échangent leurs propositions dans un cadre structuré, sans déplacement, pour un coût forfaitaire fixé à l'avance et un délai de quelques jours à quelques semaines. Si elles s'entendent, l'accord est signé électroniquement par les deux parties et les engage comme un contrat. Elle repose sur la participation volontaire des deux parties, n'a pas de pouvoir juridictionnel et ne convient pas aux situations de violence ou d'urgence.
  • Juge aux affaires familiales Rend une décision exécutoire sur les questions familiales, dans un délai de plusieurs mois à plusieurs années avec un appel. Il peut homologuer un accord entre parents. La tentative amiable de l'art. 750-1 du CPC est ici remplacée, pour l'enfant, par la médiation préalable de l'art. 373-2-13 du Code civil.

Le juge aux affaires familiales homologue l'accord des parents s'il protège l'enfant, ce qui lui donne force exécutoire. Le divorce par consentement mutuel formalisé par acte d'avocats et déposé chez le notaire est exécutoire sans passage devant le juge (art. 229-1 du Code civil).

Checklist de préparation

Vérifier les conditions exactes dans lesquelles la reconnaissance de paternité a été établie.
Rassembler les éléments permettant, le cas échéant, de prouver l'absence de lien biologique réel.
Vérifier que le délai de prescription de cinq ans n'est pas dépassé pour engager une contestation.
Si le désaccord persiste, comparer les voies possibles, amiables comme judiciaire, selon la nature et le montant du litige.

Questions courantes

Que dit la loi en cas de litige de reconnaissance de paternité ?

Lorsque la filiation n'est pas établie par présomption, elle peut résulter d'une reconnaissance de paternité ou de maternité, faite avant ou après la naissance (Code civil, art. 316). Cette filiation peut être contestée en prouvant que l'auteur de la reconnaissance n'est pas le parent de l'enfant, l'action se prescrivant par cinq ans à compter de la cessation de la possession d'état ou du décès du parent concerné (art. 332). Dans ce contentieux, l'expertise génétique est de droit et un refus de s'y soumettre peut être retenu comme un indice de paternité.

Une reconnaissance de paternité peut-elle être contestée ?

Oui, en prouvant que son auteur n'est pas le parent biologique de l'enfant. En présence d'une possession d'état conforme au titre pendant cinq ans, la contestation est fermée à la plupart des tiers (art. 333 du Code civil) ; sinon, le délai est de dix ans (art. 321 du Code civil).

L'expertise génétique est-elle obligatoire ?

Elle est de droit dans un procès en filiation, sauf motif légitime de ne pas y procéder (Cass. ass. plén., 23 novembre 2007, n° 05-17.975). Un refus non légitime peut être retenu par le juge comme un indice. Les tests ADN vendus en ligne, hors cadre judiciaire, sont interdits (art. 16-11 du Code civil).

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